Denis Chapoullié

Rue Denis Chapoullié by the way

Category: Musique

Chicago Blues Five

Southside Station, Southside Chic, Southside Blues, spider in my web, baby, I’m waiting, sitting alone with my guitare, I’m gonna change this life, babe, je suis venu de si loin, j’entends encore les battements des boogies, les riffs plânant par dessus toutes ces maisons abandonnées, oh babe, comment cela peut-il être possible si près de la grande ville, Muddy se promenait par-là, âme en peine, électrique, I’m going home. To Chicago. Oh babe, pourquoi tout le monde est-il parti ?

I’m back.

1-Southside Station

2-Southside Blues

3-Southside sax

4-Southside Bonanza

5-Southside Strato

6-SouthSide Buick

7-Southside réverbère

Chicago. 2009

Chicago Blues Three

Walk  on the bridge. Dancing day et night cabs. Boogie-woogie, tambours métalliques de rames, caisses claires d’aluminium, congas de ferrite, pistons de rivets, maracas de rouille, tremblements de croix de ferraille, écho des montagnes d’acier. Ride my guitar over the bridge.

Boom, boom, boom…

Walk, walk, walk…

Talk talk talk…

1-Walking on the bridge

3 bis- Boogie

4-RiverSide

5-Métal Bridge

6-My guitar

2-Cab

And talk that talk

And walk that walk

Walk the walk, baby

And talk that talk

Hmm, hmm, hmm, hoo, hoo, hoo

Hook, Hook, Hook, John, John, John Lee c’est toi qui m’a ouvert les bras du Blues, Hooker sous ton chapeau, les semelles de tes chaussures vernies battent le boogie des roues d’acier.

Depuis, dans les bars de Chic, la bière continuent de couler, mais plutôt sagement dorénavant, bizarrement les guitares de s’accrocher aux murs, mais les riffs de tes neveux, enfants, frères, soeurs, amis, partisans … de continuer à pulser.

Boogie-woogie, man.

Always, always, always.

Boom, boom, boom.

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( Ici, derrière sa 335, The Kinsey Report, au Buddy Guy’s Legends . 2009.)

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Chicago Blues Two

On raconte que le Diable a offert à Robert Johnson de savoir faire pleurer le blues de sa guitare comme personne, en échange de sa vie, au carrefour de la 49 et la 61 à la sortie de Clarcksdale.  Crossroads. J’y étais. Je vous raconterai.

Puis il écrit « Home Sweet Home Chicago », et depuis les 49, les 61, ainsi que toutes les autres mènent à Chicago.

1-Chicago Ghosts

2-Le Mur de Muddy

3-Taxi Blues

4-Les Dents des Aiguilles

5-Lespaul

Un film noir, plein de blues, de jazz, d’histoires de cinéma, de rêves d’architectes, de Lespaul demi-caisse 335, de Strato, d’enfants du Mississippi, de reprises de cuivres, de déhanchements de trombones, de plaintes de pédales wah-wah, de fièvre Princière, de Reines et de soul. De Muddy, de BB, et de nombreux King.

Dorénavant on peut y voir beaucoup de guitares signées sur les murs des bars, sans savoir si elles n’ont jamais été touchées par ces rois, mais les métros continuent de taper leurs booggie-woogie , la ferraille de rouiller magnifiquement au milieu des châteaux forts modernes.

 Home Sweet Home Chicago.

 

Chicago Blues One

Roll over Muddy, roll over Orbert dans la ville minérale, jazz granitique, la légende des skyscrapers, plus haut que les cathédrales, cradle of electric power.

La mère des villes d’acier et de blues.

1-La fenetre de l'université

2-Le taxi et Obert

3-Cathédrales Yellow

4-Nigth

Chicago. 2009. Blues. Jazz. Orbert Davis.

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Tom Barman

Instant Street, en boucle, une journée particulière, Anvers, Antwerpen, des diamants, des marins, une cathédrale, de la mode depuis peu, du Brel certainement, du Simenon beaucoup, et aussi du rock depuis un bon moment maintenant.

Du rock, belge, du rock monde, beau rock.

1--El Hot, Blue Roses, Cabine copie 2©Chapoullié

J’ai découvert Deus par les Inrocks, Delphine rédactrice en chef de la photo des Inrocks canal historique, m’a envoyé à Anvers, Antwerpen, portraiturer Tom Barman, chanteur, leader comme on dit de Deus. Merci Delphine.

 2-Crane solar, Crane, Basiliq - copie 3©Chapoullié.

Ça à été une belle journée, une Dream Séquence #1, pleine de curiosité, d’attention, de délicatesse.

 Thank You For The Roses.

 Anvers 2001. Les Inrockuptibles.

Royale

Corinne, discrète, effacée mais fondatrice, comme le sont souvent les bassistes, charpente du groupe  » Téléphone « , au début des années 80.

Corinne à la basse

Royale ici, à la sortie du 1er l’album du groupe  » Bertignac et les Visiteurs « .

 Paris 1987

Royale

Corinne, discrète, effacée mais fondatrice, comme le sont souvent les bassistes, charpente du groupe  » Téléphone « , au début des années 80.

Corinne à la basse

Royale ici, à la sortie du 1er l’album du groupe  » Bertignac et les Visiteurs « .

 Paris 1987

Iggy Pop

 Il y a l’Iggy qui crache sur la foule, bondit de la falaise des Marshall, vole sur les mains adorantes, planant sur  les pogoteurs, mur du son implacable, qui fait le show, en bon professionnel, puisque le public, jeune, qui se presse devant la scène l’aime Iguane, l’aime méchant, la langue tirée. Alors il donne.

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Et puis il y a l’Iggy d’avant ou après la scène, disponible, courtois, attachant. C’est sans doute l’un des personnages de la scène rock, le plus agréable, j’ose dire gentil, ben oui Iggy, qu’il m’ait été donné de portraiturer. Image

Un séjour de 3 jours au festival de Birmingham, Alabama en 1999 pour les Inrocks.

Iggy toujours prévenant et attentif au photographe frenchie que j’étais, venu de si loin pour le photographier, s’enquérant de mes besoins, de transports, de repas, de pass dans la zone backstage du concert, d’une bonne position sur le côté de la scène. Jamais vu ça avant, et si éloigné de l’organisation habituelle des concerts, quasi militaire dorénavant, et particulièrement aux États-Unis.

 Iggy Pop

Un bel Iggy. Rock.

X

Même si je l’avais voulu, jamais je n’aurais été capable de l’imaginer aussi parfaite.

A croire qu’elle, elle le devine, tout ce qu’elle m’offre à photographier à cet instant  : un concentré de l’imagerie de la lutte pour les Droits Civiques du Sud profond et son pas de danse photographique de défi amusé. Comme une icône. Elle a compris en un instant, tout ce qui se disait ici, avec elle au millieu de ce décor. Pourtant elle ne savait pas ce matin en passant son tee-shirt de Malcom, qu’elle allait croiser la route d’un visiteur overseas, dans les rues de Clarcksdale, Mississippi, le  carrefour mythique ou le diable se mêla à l’histoire du blues. On ne savait pas non plus qu’on allait se croiser devant un temple baptiste, ni que la voiture serait la. On est en 1994, pourtant comme seule l’Amérique sait faire, on pourrait se croire être en 1960, il suffit d’apercevoir le panneau qui invite a pénétrer dans la chapelle, et on pense à Martin Luther King. La voiture, elle aussi une icône, mais celle-ci du monde blanc échouée là ; tout est blanc, tout est noir, elle prend la pose, fière de son X, elle à raison, et moi je suis ému et reconnaissant de ce qu’elle me donne, et de sa fierté.

Elle devine que je viens de loin, alors, que peut-être j’ai plus de chance de comprendre. Il n’y avait pas encore de Barack, elle n’aurait osé l’imaginer. Sans doute est-il sur les tee-shirts de Clarcksdale maintenant.

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C’était à Hazelhurst, j’ai toujours gardé un souvenir attendri de ce nom. Une minuscule ville poussiéreuse, traversée par le milieu par la voie ferrée, Main street aux voitures garées en épi, comme on garait les chevaux, devant les boutiques vieillottes ou dorment encore des robes des années 50; la ville fantôme du Far West.

Mais aussi en souvenir de ce couple, ce moment, ces quelques heures que j’ai passé avec eux. C’était dans un motel. Dans une minuscule ville poussiéreuse, traversée par le milieu par la voie ferrée. la ville fantôme du Far West. Une agitation anormale pour ces lieux de passage, des enfants criant dans la piscine au milieu du parking, et je comprends en voyant les costumes, qu’une partie des clients ne sont pas des voyageurs  juste descendus de leur 4×4 pour une nuit, mais les convives d’un mariage. Un mariage d’américains, mais qui dansent comme des africains…. mais ça ils ne le savent pas ! Je ne sais pas qui de nous, a été le plus intimidé au moment de cette photo, eux ou moi, mais je sais que j’avais bien envie que ce soit un mariage heureux.

Mississippi 1994

Fête de la musique

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Un miroir. Un violoncelle. Un serpent. Une danse. Un manche de violon sur un corps de violoncelle, ces fameuses hanches du surréalisme, du symbolisme, de tout les ismes, un manche de Rickenbacker, une des icônes de mon adolescence, des discussions sans fin autour d’un café à 1 franc, entre deux flippers, sur les mérites, supposés, de la Strato d’ Hendricks, impériale malgré que gauchère, ou de l’exotique Rickenbacker des Beatles, je n’oublie pas la SG une explosion d’ombres et de lumières sur un fond de cyclo, des bouts de cartons pièges à formes qui ne se savaient pas installations, bien trop précoces, des anamorphoses dans un quotidien qui n’imprimait qu’en N&B, commande Libé pour un cahier spécial Fête de la Musique 93, la couleur que je n’ai réimplanté qu’ensuite, c’était aussi une évidence, en tâtonnant sur mes négatifs, dans la chambre noire, solitude qui ne savait pas qu’elle se préparait à se livrer aux bits du numériques et de l’écran.

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Je ne savais pas ce que cela préfigurait, ce n’était pas plus difficile à faire et imaginer, seulement terre inconnue, seulement beaucoup moins accepté, et surtout reconnu en cet âge du Noir et Blanc triomphant.

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