Chapoullié Blog

Le livre qui ne voulait pas s'effacer

Category: Paysages

Painting in the rain

Ça pleut, ça frappe et ça se mire, ça brille, ça flamboie, ça miroite, ça ruisselle, ça scintille, ça mouille et ça éclabousse, ça illusionne, ça réinvente, ça nettoie, ça décore, ça lustre, ça éblouit, ça rayonne, ça s’incarne, ça réfléchit, ça se réécrit, ça se redessine, ça repeint, se lustre, se réinvente, ça noctanbulise le jour, ça fume, ça gicle, ça neige pas, mais ça recolorise.

1_Raining Limited &co

2_Red Rain

3_Orange Rain

Raining day in Chennaï

 அதை பிரகாசம், அது நிறையவே, அதை பிரகாசம், அது flamboit, அது ஜொலித்து, அது, மழை பெய்கிறது இது எம் மற்றும் அது பிரதிபலிக்கிறது

பலமுறை இதுபோலவே அது என்னவானது, அதை வர்ணம், அது சேதமடைந்து, அது திருத்திய அதை நினைக்கிறார்கள், அது தன்னகத்தே, அது ஜொலித்து, அது ஒளிர்கிறது, அதை காந்தி, அதை அலங்கரிக்கிறது, அது சுத்தம் புதுப்பித்து, ஏமாற்றுவது, ஏழாம், தன்னை புதுப்பித்து, அது பனி அல்ல, அது இறுதிக்கிரியைகளை, அது புகைபோக்கிகள், நாள் noctanbulise, ஆனால் அது recolorise.

( Tamil. தமிழ் )

 India. Chennaï 2013.

On the Road Again, toujours…

On the  road, dans l’écran, traverser le panorama.

Le pare-brise en cinémascope, le travelling infini, la vie devant toujours.

Bulgarian Screen Road

La musique du moteur, la musique de l’écran

L’Est lointain

Jean-Luc, Wim, moi là-bas

 Moteur

 Bulgarie 2010

Sur la route de Nelson, bien sûr…

De la nuit.

La Belle au Billard

Cape Town 1998.

Il y a des prêtresses tireuses de cartes, gardiennes de shebeen.

Shebeen

1998. Cape Town, côté township. Khayelitsha.

Il y a des pères fiers, qui veulent la meilleure espérance pour leur double progéniture bien arrivée, et qui boivent un coup à leur bonne fortune au soleil couchant du Cap de Bonne Espérance. Il y a pire augure.

<Pere Fier de Bonne Esperance

1998.Cap de Bonne Espérance.

 

 

La Pluie

Il pleut, à verse, le ciel qui s’ouvre, se déverse, on rentre de l’école détrempés, alors c’est comme une danse, un jeu, on rentre de l’école sans plus pouvoir se protéger, les uniformes ruisselants, et on rigole, on sourit, comme d’habitude.

1-Phares mouillés

2-Je cours

En fait, il y a de la danse et du cinémascope partout.

Parfois, il pleut si violemment, qu’alors ce sera l’unique façon de voir une rue indienne vidée de son mouvement perpétuel, le temps d’un orage. Mais, là, il faudra vraiment que se soit une pluie torrentielle.

3-Les filles et la pluie

4-Le bus arrive

Inde 2012, Tamil Nadu,

avec Thierry Wasser pour Guerlain.

Du coté de chez Madiba, ou un village Sud-Africain

J’ai eu mes années Afrique du Sud, la Nation de Nelson,  People of South Africa, pour moi ce furent les années du tournant du siècle. De 1997 à 2000, 1997 ou invité à présenter une exposition à Cape Town, je me suis retrouvé en amour et en colère pour ce pays et ses peuples, et à y revenir à de nombreuses reprises, pour raconter en portraits partagés, Polaroïd disparus de nos jours, les visages de de la Nation Arc en Ciel.

Au cours d’un de mes séjours, d’étapes en étapes, lisant l’autobiographie de Nelson Mandela « Un long chemin vers la liberté », le récit de ses années de jeunesse me servait alors de fil rouge pour dessiner mes trajets, dans les collines du Transkeï.

1-Village du Transkei.

Alors sur ma route, une étape obligée : le village ou il a grandi au côté de sa mère.

D’autant plus que sur la carte, je vois que la route principale sur laquelle je me trouve, traverse Qunu. Mais je ne m’attendais pas à ce que le mot «traverser» soit à ce point littéralement adapté.
 De collines en collines, les petits villages de huttes rondes en torchis aux toits de chaumes ou de maisons rectangulaires sans étages, qu’on appelle ici des «boites d’allumettes» quand elles se regroupent, se succèdent sans vraies séparations ni contours.

Et tout à coup, au bord de la grande route, juste après un virage, sur la droite une maison bien plus grande que les autres, mais surtout récente, et isolée de son côté de la chaussée.

C’est ici.

Seule l’apparition soudaine, au détour d’une petite côte, de cette bâtisse différente fait comprendre qu’on est arrivé.

3-La boîte aux lettres.Qunu

6-Je regarde à Qunu

De l’autre côté de l’asphalte, le village en contrebas. Sans dessin particulier, des habitations éparpillées; ici pas de rues c’est la campagne, sans arbres, beaucoup de bâtiments inachevés, des enfants qui jouent en bandes, quelques adultes assis à l’ombre du petit bâtiment abritant les boîtes postales, en face de la grande maison, de l’autre côté de l’asphalte.

Bien sûr je questionne, bien sûr on me parle du grand homme, de sa maison qu’il a fait construire il y a peu, après sa libération.

On me dit qu’il n’est pas là en ce moment. Qu’il a aussi d’autres résidences, à Cape Town ou Pretoria.

4-Les enfants de Qunu

Les enfants m’accompagnent dans le village. Rien,ne le distingue de tous les autres. Rien, si ce n’est un petit cimetière familial, avec le patronyme Mandela, ou repose déjà 3 des enfants de Madiba, cimetière qui deviendra quelques années plus tard, l’enjeu d’un scandale familial. J’ai photographié ces stèles mal entretenues et tordues par le temps, mais sans doute par pudeur, n’ai jamais voulu les utiliser.

Et puis il y a cette grande maison. Séparée du village par la chaussée, mais si proche de cette route, ou déboulent les grands camions, rétrogradants, les moteurs hurlants, pour attaquer la petite côte.

Je reste là un bon moment. Et si j’avais été invité à rencontrer Madiba ! A traverser la route ! Rencontrer Madiba et faire son portrait à lui aussi ! J’ai ça dans un coin de la tête, et plus que ça bien sûr. Mais bon !
On parle et échange avec quelques habitants qui restent là eux aussi, juste de l’autre côté de la route, assis sur les glissières, à tuer le temps, attendre le bus, ou deviser avec l’étranger à l’étrange appareil photographique. Et voila qu’on me montre une femme qui sort de la grande maison, en face.
On me dit que c’est la soeur de Mandela, qu’elle s’occupe de la maison, de son petit frère !
Je vois traverser une dame, portant un baluchon sur la tête, à l’africaine.

On se présente. Oui, c’est bien la soeur de Madiba. Nous nous saluons.

Elle me laisse la portraiturer. Je lui offre le Polaroïd comme à mon habitude.
Et derrière nous les gros camions continuent de passer en faisant tout trembler.

Qunu, le village de Mandela

Qunu, le village de Mandela

C’était ma journée chez Nelson.

Sur que jamais je n’aurais imaginé pareille maison de Président, du côté de chez moi !
 Au bord de la route, juste de l’autre côté du village, sans murailles et sans l’ombre d’un garde du corps. Sans affectation aucune.

C’est chez lui.

De la forêt magique

Tout cela est vécu, dans les montagnes du Sri-Lanka,

1-Le Bus Magique_TIV0368

on peut se croire projeté dans la quête de poétiques desseins, enivré de ces mille virages étourdissants,

2-Le virage enchanté_TIV1584

propulsé dans un conte de Tolkien, un vrai, avant qu’il ne soit détruit par les simplifications du market, on se retrouve envouté de brouillards enchantés peuplés d’arbres magiques,

3-Elle s'éloigne.AND4191

forêts qui s’ébrouent de la pluie de musique, portées de parapluies, cahiers de vert, ou s’active un peuple d’Elfes, végétal, dans ses montagnes en jardin de thé.

5- Elfes orange_TIV4879

Tout cela compte ou plutôt se conte, car cela reste mystérieux.

4-La Porte-TIV4873

Sri Lanka 2012. Mille et une page. Avec Thierry Wasser pour Guerlain.

La Paix des Zèbres

All You Need is Love,

Zèbres, Hirondelles et Aube mer©Chapoullié

et la naissance du monde.

Aube. Afrique du Sud 2000.

Utaṉē, உடனே, See you soon.

Just back from India, and Sri Lanka…

1--_TJV6822©Chapoullié

 Des images plutôt que des mots, qui, eux, viendront après, will see.

2--_IND32431©Chapoullié

Compliqué de dire ce chaos serein, étrange oxymore, ou les gens sont des paysages, le mouvement perpétuel, impossible de ne rien voir surgir ou que se pose le regard, les vaches libres parmi les humains, la spiritualité luxuriante, les camions fous aussi agiles que des singes, les enfants en uniformes impeccables et les ordures comme des fleurs sur les talus.

3.Le nouveau Monde de LeWhite

Il faut savoir lâcher les mots, mes images comme des chansons, un chaï bien brulant dans une tasse.

4_TIV1489©Chapoullié

1000 et une pages.

Inde. Sri-Lanka. 2012

La Mère des Rickshaws

Certes, il est probable que les rickshaws ne se déclinent pas au féminin, mais qui sait….

Rickshaws

Pétaradants, fumants, résistants, se faufilant, narguant les camions crachant leur gasoil, grimpant toutes les montagnes, transbahutant des flopées d’enfants à l’école, jamais en retard, n’obéissant qu’aux feux tricolores, ne graignant aucunes éraflures, proclamant leurs foi de toutes sortes, les rickshaws sont Rois. Ou Reines, who knows ?

 Et souvent rouge.

Sri Lanka 2011. Avec Thierry Wasser pour Guerlain.

 

Le Grand Panoramique

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Le grand panorama, immense, démesuré, de saris dans tous les champs, de visions comme de campagnes, routes, murs, villes, multiplex de couleurs et de sourires, panoramique perpétuel d’affiches gargantuesques sur les routes du Kerala.

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 Une sorte de Land-art qui s’ignore, un temple ouvert à la féminité ( et au mariage )…

Une célébration qui ne fait plus oublier le problème récurrent de la violence extrême faite aux femmes, particulièrement vulnérables dans les transports publics.

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1000 et une pages. Avec  Thierry Wasser pour Guerlain . Inde 2012.