Denis Chapoullié

Rue Denis Chapoullié by the way

Category: Abstractions

Le Livre qui ne voulait pas s’effacer. III.

Le Grand Nu Somptueux

Grand Nu

Ou une mécanique rêvée de la séduction.

Parfaite.

Paris.

Fly to the Moon

Fly to the moon.

And drive.

Et sans doute aussi jusqu’à mon père, Félix, qui aimait totalement ces papillons. Libérateurs.

Je me souviens de lui, radicalement transformé par l’état de vacances, stoppant pile et dérechef la 404 familiale, pleine de mômes soupirants et suppliants l’arrivée rêvée, sur l’horriblement longue route de la Costa Brava, soudainement déguisé en chasseur poétique, se mettant à courir armé de son filet, préparé au cas ou dans le coffre surchargé, afin de capturer le coléoptère aperçu derrière le pare brise de la Peugeot, absolument pas ralenti par les cris de sa femme. Voila qu’il n’était plus raisonnable.

Fly to the Moon

De là, certainement mon indéfectible affection pour les très, très rares coléoptères éphémères et néanmoins magnifiques. « Pixellamus Originalus «

Et mon étrange disposition à la photographie à l’arrachée en véhicules à moteurs.

 Paris 1998.

Avant – Garde

1990. Volutes de carton. Lac d’ondulation. Cremer et tungstène, du cinéma, du vrai, qui ne bouge pas, qui s’enracine. Le miroir de la kermesse, et Stéphan. Thieblemont bien sûr. Transformation. Accélération. Notre avant-garde, avant pour longtemps. Clash, The Rush and run and love. Refusée. As usual. Conformisme. Anti. Mais oui, ça rentre dans l’histoire. Radio C. All rigth, déjà pirates.. What do you want ? Chante Aretha. Just a little bit. Saxos, les cuivres rentrent. Voila bientôt 25 ans que cette image et ses soeurs sont nées. Just a little bit. Respect. Révolution. Apprentissage. We wanted to change the world. You don’t want to change the world. Chooo be doo allrigth, chante Paul. Revolutions, guitare grince. Toons, Chaplin, en noir et blanc, les Temps Moderne, un vendredi je crois, apprentissage. Circulation. Rébellion. Application. Number 9. Inspiration. Vous vous rappelez ?

l'Absolu

C’est comme des rêves. C’est la fête avec Man Ray. Cercle très sérieux. Écoute les pistes à l’envers. c’était avant à l’envers à l’endroit sur les routes du Karoo, en K7. Ça prépare. C’était quelques temps avant de passer au monde en couleur. Si Man Ray m’avait dit que Claudine Maugendre n’avait pas tort, Actuel, que le moment était venu. En attendant, j’apprenais encore de lui, de Brassaï, de Lee Miller, Ubac. Et de Gotlib.

Tout ça me sert, sur le pont d’un bateau, Ride the River, tout ça reste, hier comme aujourd’hui, sur les routes tropicales, ou dans l’odeur d’un vernis à Montparnasse. Le magnet absolu.

C’est toujours là, entremêlé.

Paris 1990. Avec Stephan Thieblemont. Studio Sunset.

De la révélation ardente aux grains d’argent

Tirage d’époque, grains d’argents solarisés, une fois et pour toute, l’école surréaliste, ma famille photosensible.

Le Jean-Marc râlant, pestant, en short et tongs dans les vapeurs de révélateurs, comprenne qui pourra, certains le peuvent, les modèles, quelques jours avant, hésitantes devant le miroir, une déformation pour la beauté, comprenne encore, mais qui verra cette fois-ci, j’ai tenu bon, et cela tient toujours.

Double beauté aux grains d'argent

De la beauté en grains d’argents, révélation ardente.

 Paris 1998. Studio Sunset. Solarisation Jean-Marc Férré. 50×70 sur papier baryté, tirage unique.

Quelques moments plus tard…

La translocation de proton du stroma vers le lumen, ou illustration de la photosynthèse en forme de renaissance sur un film de polyuréthane, avec rencontre du 1er type, entièrement à la main, d’entre un bel équipage futurement lunaire, taillé dans l’éternel, et une rose en pétales absolument terrestre et magnifiquement éphémère.

Cosmos en photosynthèse

En guise d’hommage de petits garçons du 21 juillet 69, avec la complicité éclairante, sinon allumée, de Stephan.

 Avec Stephan Thieblemont. Appolo. Paris 1991, Studio Sunset.

 

La Tulipe Noire

Un dimanche à la tulipe noire, qui dort depuis longtemps dans le matelas de grains d’argent et de pixels de la maison.

A force de voir les rangées de plastiques noirs, sur les champs de fraises, bien alignées, une Burénisation qui s’ignorait, du Land art irréfléchi, j’ai eu envie de dérouler ces mêmes plastiques sur le mur du studio. Encore une  de ces installations sans curateur, éphémères, fragiles. C’est comme ça qu’est née la tulipe noire.

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Vers 1990, Paris.

La Tulipe Noire

Un dimanche à la tulipe noire, qui dort depuis longtemps dans le matelas de grains d’argent et de pixels de la maison.

A force de voir les rangées de plastiques noirs, sur les champs de fraises, bien alignées, une Burénisation qui s’ignorait, du Land art irréfléchi, j’ai eu envie de dérouler ces mêmes plastiques sur le mur du studio. Encore une  de ces installations sans curateur, éphémères, fragiles. C’est comme ça qu’est née la tulipe noire.

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Vers 1990, Paris.

Mise à Feu

Mise à feu, 21ème siècle aux Beaux-Arts, La Pompadour ou l’Autrichienne, ou la Kelly, des jeunes femmes, du mélodrame, du cinéma, du travail, du velours, des pages tournées, regardées, apprises, de l’histoire, des racines, Versailles et Hollywood, les miroirs, la projection, la lumière, Dior, Galiano, de la photographie, des histoires, de la pellicule, des arabesques, des pixels, une réflexion pour finir.

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1--Superbe ToOns-Modifier©Chapoullié

1--Haute Couture 2000-1181-Modifier-Modifier

1--flechess-Modifier-Modifier©Chapoullié

Dior, du Galianno et Chapoullié.

Paris 2001.

Barbarella à la caldera

Soucoupe àla caméra

Barbarella, Jasmine, Milano, Moda, Antonionni, David Bayley, une pochette surprise, Franquin, HMI, cratère ou mieux caldera de couleurs déchirées, tous ces mots sont dans cette icône bondissante.

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Evidemment on devrait parler de sublimation de la critique de la posture consumériste, en tant qu’elle est constitutive de l’achèvement de la forme revendicatrice, irriguant la contestation de l’art (!), mais bon, il manque le petit tas de briques inspirées à côté, et à dire la vérité, je préfère y voir la marque de Spirou.

Flèche-verte-en-avant

Milano 1990.

Paris 1999

( 120 x 90 )

La Grande Rouge

Belle, Grande Rouge, anamorphose, décollage, allumage, alunissage, installation éphémère, préfigurant l’ADN des circuits imprimés, à l’orée des années 90.

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Un bivouac de cartons colorés, toile d’araignées de nylon, fils tendus du plafond au plancher du Sunset, maintenant disparu, soleils de tungstène; on ne savait pas qu’on faisait oeuvre d’installations, je ne savais pas que je mettais en place, par exemple un dispositif de contact avec le réel révélé, comme on marketerait maintenant.

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Une passerelle du surréalisme à la digitalisation, devançant les bits, circuits, logiciels, ça oui, c’était pressenti.

 C’était juste beau, et éphémère.

 Et comme en ethnographie, les images restent, ce qui était bien la finalité.